En 1854, modestement, quatre Soeurs de Notre-Dame franchissent, pour la première fois, le seuil de 41, rue de Marcinelle. Notre Institut abrite son ancienneté derrière une des rares belles façades encore conservées à Charleroi : celle d’un hôtel particulier du XVIIe siècle.

Grâce à une généreuse donation de Mademoiselle Marie Puissant d’Agimont, les Soeurs s’y installent afin de « procurer aux jeunes filles pauvres catholiques de la ville basse de Charleroi, le bienfait d’une éducation religieuse ». La donatrice souhaite aussi qu’il y ait « au moins le dimanche, une classe pour les jeunes filles adultes ».

Les soeurs venaient de Namur puisque, fondée en France en 1804 par Mère Julie Billiart, la congrégation s’est établie dès 1807 dans la cité mosane. Depuis lors, le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter :

  • de 60 en 1855,
  • 353 en 1947,
  • 505 en 1951, on passe à
  • 989 en 1970, à
  • 1221 en 1985,
  • pour atteindre aujourd’hui un total de près de 1500 élèves.

L’école « des Soeurs » pour « jeunes filles » a quelque peu évolué : ainsi, l’Institut Notre-Dame est progressivement passé en des mains laïques à partir de 1970 en primaires, dès 1972 au secondaire ; et notre école est mixte depuis 1972 au primaire et 1975 au secondaire.

Dans le même temps, les sections se multiplient : dès 1927, les humanités sont créées et, en 1934, une ancienne élève, la première à avoir abordé les études supérieures, obtient son diplôme à Louvain. C’est ainsi que, successivement, toutes les sections d’humanités générales que compte l’enseignement traditionnel seront organisées à l’IND :

  • Latin-grec dès 1927,
  • Moderne économique en 1934,
  • Latin-sciences en 1964,
  • Scientifique B en 1970,
  • Latin-Math en 1971 et
  • Scientifique A en 1973.

Une section technique secondaire supérieure « Aide en Pharmacie » vient compléter ce large éventail en 1969. Et le passage aux structures de l’enseignement rénové, à partir de 1979, permet de retrouver toutes ces orientations et même de les augmenter des options « Technique Commerciale », « Sciences Économiques appliquées » et  » Réorientation Chimie ».

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En septembre 1985, l’IND absorbe par fusion-reprise l’école professionnelle secondaire inférieure et supérieure située au 135, avenue Paul Pastur à Mont-Sur-Marchienne avec ses sections « Cuisine et restaurant de collectivité » et  » Couture artisanale ». Enfin, en 1991 sort la première promotion de « Secrétariat Bureautique ».

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Malgré les évolutions de l’école, l’uniforme, lui, tient bon, même si le col marin ou rigide, la jupe plissée et la toque ont cédé le pas devant le jean’s et le T-shirt, mais toujours bleu marine et blanc !

Les bâtiments aussi ont bien changé ! Le 41, rue de Marcinelle a vite été trop étroit. Des maisons sont achetées rue Ferrer et rue Peine Perdue, ensuite transformées en locaux scolaires.

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Les petits des classes maternelles ou primaires trouvent refuge au « gîte », 17, rue Charles Dupret. Le secondaire supérieur émigre vers les anciens bureaux « Glaverbel » au quai de Brabant, rue Léopold et rue Ferrer, et dans la maison Van der Elst, voisine. Les vieux bâtiments de la rue Peine Perdue laissent la place à une construction toute neuve en 1960, et tout cela, sur 25 ares, pas plus !

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En 1992, bouffée d’air frais : un bâtiment flambant neuf remplace, quai de Brabant, rue de l’Écluse et rue Léopold, les anciennes maisons que l’âge et la vétusté menaçaient de tomber en ruines.

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L’école primaire, quant à elle, s’est installée récemment dans les anciens locaux d’Électrabel à l’angle des rues Puissant et Léopold, tandis que le gîte a été vendu. Nous n’avons pas quitté le quartier !

Bâtiment Electrabel

centenaire-1954Fêtes du Centenaire de l’école en 1954

Lâché de ballons pour les 150 ans de l'INDLâcher de ballons pour le 150e anniversaire de l’école en 2004

Malgré tous ces changements, nécessaires pour qui veut s’adapter et progresser, l’IND reste fidèle aux valeurs inculquées par Sainte Julie Billiart :  l’accueil et le respect de chacun, la solidarité, le travail bien fait, sérieux, exigeant et la discipline. Chaque jour, nous essayons d’en vivre !